Hollywood, 1984. Une laverie automatique ouverte tard dans la nuit. Des rêves de célébrité, des âmes perdues et plusieurs jeunes femmes qui disparaissent mystérieusement.
Avec Washing Dreams, Interactive Studio développe un projet cinématographique original à la frontière du thriller, du film noir et de l’expérimentation créative assistée par intelligence artificielle.
Pensé dès son origine comme un univers narratif complet, Washing Dreams ne se limite pas à une démonstration technologique. Le projet explore une nouvelle manière de concevoir, produire et développer une œuvre audiovisuelle, en associant écriture humaine, direction artistique, mise en scène, montage, musique et outils d’intelligence artificielle.
Découvrez le premier trailer de Washing Dreams !
Un thriller dans le Hollywood de 1984
Washing Dreams nous plonge dans le Hollywood du milieu des années 1980, à une époque où des milliers de jeunes artistes arrivent chaque année en Californie avec l’espoir de devenir célèbres.
Derrière les néons, les limousines et les promesses de succès se cache pourtant une réalité plus inquiétante. La ville fabrique des stars, mais elle abandonne aussi celles et ceux qui ne parviennent pas à entrer dans la lumière.
Dans cet univers où tout le monde joue un rôle, plusieurs jeunes femmes disparaissent sans laisser de traces. Le danger est présent, mais il reste difficile à identifier. Les apparences sont trompeuses, les suspects nombreux et chaque personnage semble dissimuler une partie de son histoire.
Le projet reprend les codes du whodunit, du thriller psychologique et du film noir, sans recourir au surnaturel. Le spectateur est invité à observer les détails, à confronter les témoignages et à essayer de comprendre ce qui se cache derrière les machines de la laverie.
Serveuse au Dolce Sogno, Giulia s’accroche à ses rêves tout en essayant simplement de joindre les deux bouts.
La laverie automatique comme refuge pour les âmes fatiguées
Au centre de l’histoire se trouve une laverie automatique de quartier.
Un lieu ordinaire, impersonnel et presque invisible, dans lequel se croisent pourtant des personnes qui ne se seraient probablement jamais rencontrées ailleurs.
Acteurs en devenir, anciennes célébrités, employés de nuit, policiers, marginaux, touristes ou habitants du quartier viennent y laver leur linge, attendre la fin d’un cycle et oublier, pendant quelques minutes, ce qui consume leur âme.
La laverie devient alors un refuge, un confessionnal et un théâtre miniature. Chacun y arrive avec ses vêtements sales, mais aussi avec ses secrets, ses regrets et ses rêves abîmés.
Le titre Washing Dreams repose sur cette double lecture : laver son linge, mais également tenter de nettoyer ses erreurs, ses désillusions ou ses péchés.
Et parmi toutes les machines, l’une d’entre elles semble jouer un rôle particulier : la mystérieuse machine numéro 14, officiellement hors service.
Vétéran marqué par la vie, Marvin observe le monde avec une lucidité que peu de gens comprennent.
Un univers construit autour de personnages singuliers
L’identité de Washing Dreams repose en grande partie sur sa galerie de personnages.
Carla Marlow rêve de devenir actrice et gagne sa vie en imitant Marilyn Monroe. Giulia Rossi travaille comme serveuse avant de disparaître mystérieusement. Michael Stone tente de relier plusieurs affaires que personne ne semble vouloir rapprocher. Gloria Bernstein, ancienne actrice âgée de 90 ans, observe le nouveau Hollywood avec lucidité. Marvin Beauregard, vétéran du Vietnam, semble percevoir ce que les autres préfèrent ignorer.
Autour d’eux gravitent des policiers, des artistes, des habitués de la laverie et des figures plus ambiguës.
Chaque personnage possède son propre passé, son identité visuelle, ses costumes, ses accessoires et sa manière d’habiter le Hollywood de 1984. L’objectif est de créer un univers suffisamment riche pour que chaque protagoniste puisse devenir une piste, un témoin, un suspect ou le héros d’une histoire parallèle.
Même Luxy, le chat de la laverie, occupe une place particulière dans cet étrange microcosme.
Petit roi de la laverie, Luxy va et vient librement comme si tout cet endroit lui appartenait.
Une œuvre “AI-native”, mais profondément humaine
Washing Dreams a été pensé comme un projet cinématographique AI-native : l’intelligence artificielle intervient dès les premières phases de conception et accompagne l’ensemble du processus de production.
Elle permet notamment de développer les personnages, explorer différentes directions visuelles, créer des décors, produire certaines séquences, construire des mouvements de caméra ou tester rapidement plusieurs propositions de mise en scène.
Mais Washing Dreams n’est pas un film créé automatiquement par une machine.
Chaque image résulte d’une intention humaine : un choix de cadrage, de lumière, de costume, d’expression, de rythme ou de narration. Les séquences sont écrites, dirigées, sélectionnées, montées, retravaillées et sonorisées afin de préserver une cohérence cinématographique.
L’intelligence artificielle ne remplace donc pas la création. Elle devient un nouvel outil de production, comparable à l’arrivée des effets numériques, de la 3D ou du compositing dans l’histoire du cinéma.
Elle permet surtout à une petite équipe créative de développer un univers ambitieux, avec une liberté visuelle auparavant réservée à des productions disposant de budgets beaucoup plus importants.
Ancienne actrice, Gloria porte en elle les souvenirs d’un Hollywood que plus personne ne connaît.
Recréer Hollywood sans simplement imiter le passé
L’un des principaux défis artistiques du projet consistait à recréer l’atmosphère de Los Angeles en 1984 sans tomber dans la simple accumulation de références nostalgiques.
L’univers visuel mélange les néons, les motels, les bars, les salles de sport, les voitures américaines, les téléviseurs cathodiques et les façades de Hollywood Boulevard. Mais ces éléments doivent avant tout servir l’histoire.
La lumière est souvent chaude à l’extérieur et plus froide à l’intérieur de la laverie. Les couleurs évoquent les thrillers des années 1980, tandis que certaines compositions rappellent le cinéma noir et les affiches illustrées de l’époque.
La direction artistique s’étend également à l’identité graphique du projet : logo rétro, génériques, portraits des personnages, affiches, jaquettes musicales et contenus destinés aux réseaux sociaux.
L’ensemble doit donner l’impression que Washing Dreams aurait pu être découvert sur une cassette VHS oubliée depuis quarante ans.
Vue aérienne de la laverie du film Washing Dreams à Hollywood, 1984
Une bande originale créée pour le projet
La musique joue également un rôle essentiel dans l’identité de Washing Dreams.
Une chanson originale a été développée autour des thèmes du film : la fascination pour Hollywood, la recherche de célébrité, les rêves brisés et les personnes qui disparaissent derrière les projecteurs.
À la frontière de la dark pop et de la musique de thriller, elle accompagne le projet au-delà du film lui-même. Une version karaoké, pensée comme une référence aux machines à chanter et à la culture populaire des années 1980, prolonge également l’univers.
Voix, musique, bruitages, sound design et silences participent à la tension du récit. Le son permet de transformer des éléments très simples, le roulement d’un tambour, un néon qui grésille ou une pièce tombant dans une machine, en véritables signaux narratifs.
Une bande originale créée pour le projet
Washing Dreams est réalisé par Interactive Studio dans le cadre de ses recherches autour des nouvelles formes de narration audiovisuelle.
Le projet réunit notamment :
La production associe plusieurs outils créatifs, parmi lesquels Runway, Seedance, After Effects, ElevenLabs, Suno, Photoshop, Claude et ChatGPT.
Chaque outil intervient à une étape précise, mais l’essentiel du travail reste la coordination artistique de l’ensemble : conserver les mêmes personnages, les mêmes décors, la même époque et la même tension narrative d’une séquence à l’autre.
Qu’a Marvin de si important à dire à Carla ?
Plus qu’un film : la naissance d’un univers
Washing Dreams a été conçu comme une propriété intellectuelle capable de se développer sur plusieurs formats.
Le premier épisode constitue la porte d’entrée dans cet univers, mais l’histoire pourrait également se prolonger à travers de nouveaux épisodes, des contenus centrés sur certains personnages, des clips musicaux, des expériences immersives ou des formats interactifs.
L’objectif est aussi de montrer comment l’intelligence artificielle peut accompagner la création d’un véritable univers de fiction, avec ses personnages récurrents, ses lieux emblématiques, ses codes graphiques et sa mythologie.
Le projet pourra être présenté sur YouTube, dans des festivals consacrés au cinéma et à l’intelligence artificielle, ainsi que lors d’événements professionnels autour de l’image, de la création et des nouvelles technologies.
Peter, Gloria et Tom attendent patiemment leur linge… ou autre chose ?
Le premier épisode entre dans sa phase finale
Après plusieurs mois consacrés à l’écriture, à la création des personnages, à la direction artistique et à la production des séquences, le premier épisode de Washing Dreams entre dans sa phase de finalisation.
Un trailer de 45 secondes permet déjà de découvrir l’ambiance du projet : un Hollywood fascinant mais inquiétant, une laverie peuplée d’âmes fatiguées et la sensation que quelque chose se cache derrière les apparences.
Avec Washing Dreams, Interactive Studio souhaite démontrer qu’une nouvelle génération de films est en train d’émerger.
Des films dans lesquels l’intelligence artificielle ne remplace ni les idées, ni les artistes, ni la mise en scène, mais permet de repousser les limites de ce qu’une équipe créative peut imaginer et produire.
Bienvenue à Hollywood.
Bienvenue dans la laverie.
Bienvenue dans Washing Dreams.
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